Des Pyrénées aux Andes... vers l'Amazonie

Troisième étape : Tacna (Pérou)

 

Je pars mélancolique de San Pedro de Atacama. Nostalgique des très bons moments passés ici, notamment en compagnie d'Olga la madrilène et de Rachel ma pote américaine.

Néanmoins, Rachel et moi avons décidé de voyager jusqu'à Tacna au Pérou ensemble. C'est bien moins triste de quitter un endroit maintenant chargé de souvenirs à deux. Nous prenons le bus en soirée, à moitié fauchées à cause de deux derniers piscos sour hors de pris (on avait zappé de demander les prix avant de commander : erreur fatale !).

Arrivée à Arica un peu avant 7h du mat', encore endormies. Les premiers prix annoncés pour aller jusqu'à Tacna sont de 4000 pesos chilenos chacune. Stupeurs et tremblements puis fous rire : il ne nous reste même pas assez pour payer les chiottes et prendre un café. Mais capituler aussi vite serait mal nous connaître et douter de notre expérience de voyageuse aguérie (blague !). Après un tour d'horizon, on s'arrange avec un taxi pour ne payer que 5000 pesos à deux. Victoire ! Mission réussie : on peut donc se laver les dents et prendre un dernier café en territoire chilien.

Passage de la frontière sans encombre. Puis 20 kilomètres de désert plus tard, nous arrivons à Tacna, au Pérou. Dès la sortie du taxi et l'entrée dans le terminal de bus, une dizaine de Péruviens nous sautent dessus . "Taxi, taxi, taxi !" ; "Arica, Arica, Arica !" ; "Arequipa, Arequipa, Arequipa !" ; "Lima, Lima, Lima !"... Euh... rien pour le moment à part un distributeur de soles (monnaie du Pérou) et un bon petit déj'. Toujours en voyageuse aguérie, on prend tout de même quelques infos pour deviser pendant que nous nous remplissons la panse...

On s'engouffre ensuite dans une gargotte près du terminal de bus et nous régalons d'un lomito saltado avec du riz en guise de eptit déj', le tout à 8h30 du matin (on a encore changé d'heure : 7h00 de décalage avec la France à présent) et pour moins de 2 euros chacune. Bienvenue au Pérou !!!

On achète ensuite notre billet de bus chacune de notre coté. Je ne m'en sors pas si mal puisque j'arrive à négocier le mien à 70 soles au lieu de 80 pour Lima en semi-cama. Je reçois même les félicitations d'un péruvien pour avoir réussi à négocier ça toute seule... Mais, bon, mon bus ne part que dans quatre heures...

Quand je quitte Rachel à 10h00 du mat' (elle part pour Arequipa), il fait déjà 33 degrés à l'ombre. Ça promet pour le reste de la journée...

Pour les premières impressions sur le Pérou : bon bah rien à voir avec le Chili. C'est bien plus le bordel ici. Les feux tricolores n'existent pas. Les priorités à droite pas vraiment non plus. Tout est moins cher (chouette). La bouffe est meilleure et plus variée (trop coooll). L'air est plus humide et plus chaud. Tout se négocie : du taxi au billet de bus vendu au guichet ! La radio s'égosille sur des reprises ringardes d'Edith Piaf, de Claude François et de Dalida... en espagnol... tandis que dans le terminal de bus passe en boucle un CD de chansons de merde (genre Titanic) à la flûte de Pan...

 

 

 



Publié à 07:25, le 1/04/2009, dans De Chiloe hasta Lima by bus, Tacna
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Première étape : Temuco - Pucon - Villarica

 

Après un séjour enchanteur sur l'île de Chiloé, l'heure de la grande remontée vers Lima a sonné. Je dois désormais parcourir près de 4000 kilomètres en bus.

Première étape : Temuco. Départ de Castro à 6h00 du matin pour un premier trajet d'approximativement neuf heures de bus. Au final, c'est passé vite. J'ai dormi jusqu'à presque 10h du mat' et j'arrive avec un petit quart d'heure d'avance au terminal Rodoviario de temuco où Papa m'attend sagement sur un banc.

Nous avons décidé de passer notre dernier week end ensemble en Amérique Latine à Villarica et Pucon, à une petite heure et demie de là. Après une petite semaine de séparation, nous nous racontons nos mésaventures respectives, les nouveaux mots chiliens appris, nos rencontres et nos impressions. 

Petite pause très agréable avant de poursuivre ma grande remontée vers Lima. Nous visitons Pucon le dimanche. Ville très touristique du Chili qui semble accueillir les chiliens fortunés. Les restaurants abondent, les rues sont propres et bien entretenues et les prix doublent. Presque trois euros le nescafé... Youpi !!! Mais c'est joli comme tout Pucon. On se promène au bord du lac puis dans une sorte de mandrove pendant trois bonnes heures avant de s'offrir un bon resto. Le serveur très sympathique a travaillé plusieurs années en France et en Andorre. Il nous offre un vrai café, expresso, parmi les meilleurs que j'ai jamais bu. C'est un bonheur de boire un bon café ici.

Première escale terminée. Retour à Temuco. Une heure et demie de bus debout avant d'embarquer le soir mème pour Santiago puis San Pedro de Atacama. Au total, près de 35 heures de bus et mille mercis à Nöt pour la musique qu'il m'a envoyé !!!



Publié à 07:01, le 30/03/2009, dans De Chiloe hasta Lima by bus, Pucón
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Chiloé, Curanto et Palafitos

 

Chiloé est une île du Sud du Chili, où les gens sont particulèrement chaleureux, les villages pittoresques et le poisson très très bon.

Ayant l'équivalent d'une petite semaine pour visiter le Sud du Chili, il a fallu faire un choix sur les destinations à visiter. Après deux jours à Puerto Varas, c'est sur l'île de Chiloé que j'ai décidé de passer un peu plus de temps.

Et ben y'a pas à dire, Chiloé c'est choupinouuuu comme tout. On retrouve toujours et encore des maisons colorées, dont certaines, typiques du coin, sont montées sur pilotis. On les appelle les palafitos par ici. 

J'aime bien Chiloé parce que c'est valloné, y'a du relief ici... Et puis c'est vert et avec l'eau partout, ça donne un coktail de paysage photogénique à souhait. J'ai en plus eu la chance de profiter de quatre jours de très beau temps.

Le premier jour, je suis partie visiter la petite île de Mechuque, un peu au nord de "Corral" avec un "tour". J'aime pas trop les "tours" parce que c'est souvent chiant, mais cette fois, c'était bien marrant. Au petit nombre de cinq plus un guide déjanté, la journée s'est avérée délicieuse... et pas seulement grâce au Curanto bien arrosé que nous avons dégusté mais aussi en raison de la bonne humeur de tout le monde.

Et puis, Ô surprise, v'la ti pas qu'dans la soirée je croise Rachel, une américaine rencontrée à Puerto Varas, très sympathique et un peu déjantée elle aussi. Plus nomade qu'américaine dans l'âme en réalité. C'est en sa compagnie que je vais passer les prochains jours sur l'île. Au programme, visite et nuit sur l'île de Quinchao, petite randonnée, rencontre des chilotes, bière fraîche ou bon café, pisco sour à l'apéro et magnifique journée au bord du Pacifique... Mais ça, c'est une autre histoire... Parce que ce qu'il y a entre le Pacifique et moi, ça tient pas en deux lignes....

Au final, ce séjour sur l'île de Chiloé m'a plus que réconcilié avec le Chili, il m'a fait l'adorer. La chaleur et la convivialité des chiliens rencontrés, la beauté des paysages de l'île, les cîmes enneigées des Andes à l'horizon, la cheminée de fumée du volcan Chaiten, le bon poisson ou un simple completo (pain, viande, tomate, palte... simple, bon et efficace)... Et puis, le Pacifique dans toute sa plendeur... Que des bons souvenirs tout ça...

 

[Photos: "Port" de Dalcahue
Palafitos sur l'île de Mechuque
Eglise de Tenaùn (classé Patrimoine Mondial)
Brume matinale à Castro
Achao, sur l'île de Quinchao]

 



Publié à 04:20, le 22/03/2009, dans Chile, île de Chiloe
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Pleine mer, "abandon chip" et poissons volants


Nous venons de passer au large des Îles du Cap Vert, dernière Terre avant la pleine mer et LA traversée de l'Atlantique... Jusqu'à présent nous avons surtout longé les côtes espagnoles et africaines à quelques 200 kilomètres près.

15h25 : les hauts parleurs présents dans chacune des pièces
du bateau crachotent

puis nous prie de bien vouloir nous diriger au 2ème étage et ce, dans cinq minutes. Surpris, nous rejoignons donc l’ensemble de l’équipage dans la salle commune pour y visionner un film sur les consignes de sécurité à suivre en cas de problème (feu, abandon du bateau ect…). Tout à fait rassurant donc. Ceci fait, tout l’équipage, chacun étant armé de son gilet de sauvetage, file sur le pont tandis que l’officier en chef nous ordonne de monter dans la salle de navigation pour y rejoindre le capitaine. Affable comme à son habitude, le cap’tain nous met à l’aise (« ladies & gentleman, please take some tea or coffee ») tout en supervisant un exercice d’« abandon chip » qui mobilise tout le personnel du cargo. Autant vous dire que ce fut l’événement de la journée. D’autant plus que ce génialissime cap’tain m’a laissé trifouillé gentiment le radar (sous sa surveillance) ET remettre les gaz du bateau (bon, un volant à tourner et un levier à pousser, c’est pas bien compliqué mais méga excitant au bout de cinq jour en mer).

Nous nous rapprochons donc maintenant de l’Equateur. La mer est toujours calme bien qu’aujourd’hui la journée fut globalement nuageuse. L’air est lourd et le soleil mauvais. Hier, malgré la crème solaire, j’ai commencé à coupdesoleiller au bout d’une vingtaine de minutes sur le pont. Néanmoins, il fait bon vivre sur le CSAV Panamby. J’ai enfin réussi à apprivoiser le dédale de couloir et d’escalier de notre lieu de vie (malgré un doigt méchamment coincé dans une lourde porte hier soir. Don’t worry, après avoir doublé de volume, mon index a enfin dégonflé et presque retrouvé son état normal).

Et pour la première fois depuis que nous sommes partis, j’ai vu des poissons volants. J’ai eu beau scruter l’eau chaque jour (avec rigueur et attention) pendant plus d’une vingtaine de minutes (cumulées) depuis notre départ, je n’en n’avais vu aucun jusqu’à aujourd’hui. Et voilà que j’en aperçois plus d’une dizaine (des petits et des gros, des « tout seul » ou des en couple, volant sur un mètre ou sur une dizaine de mètres) en un petit quart d’heure tout juste cet après midi !!! Y’a pas à chié, ça y est, l’Atlantique je l’apprivoise. Demain, à moi baleines et dauphins (le capitaine en aurait aperçu il y a deux jours…) ! Autre fait notable qu’il convient également de relater : la (micro) piscine est enfin remplie (d’eau de mer filtrée). Je la teste demain. A chaque jour suffit sa peine !
 
[Photos: Coucher de soleil sur l'Atlantique
La cabine de navigation avec le Capitaine et le 3eme officier
Papa décompresse à l'avant]


Publié à 06:26, le 1/03/2009, dans Seize jours sur un cargo, Océan Atlantique
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Départ et premiers jours


Lorsque Papa me réveille à 9h00 du matin, le bateau est toujours à quai. Dans les ports, l'heure, c'est pas l'heure...


10h30 : Réveil en sursaut : « oh putin ça bouge ! ». J’enfile mes lunettes en vitesse et ouvre les rideaux : ça y est, on dégage, c'est le départ...

Pour sortir du port, le cargo est assisté par un bateau pilote qui l'aide à manoeuvrer et un pilote en chair et en os qui monte sur le bateau et en redescend dès les passages un peu délicats dépassés.

Et voilà, le port n'est déjà plus qu'un point minuscule à l'horizon, nous voguons sur une mer mediterannée d'un bleu magnifique et sous un soleil délicieux. C'est d'autant plus appréciable que la veille, nous partions sous une pluie battante, entourés des cîmes enneigées.

Bon, la pleine mer ne sera pas encore pour aujourd'hui puisque nous longerons la côte espagnole toute la journée mais qu'importe, cette traversée de l'Atlantique s'annonce merveilleusement bien.

 

En début d'après midi, nous avons eu le droit à une petite visite du cargo avec le 3ème officier, j’ai nommé Sergey, qui nous montre le petit paradis du bateau, l’avant, où le vrombissement des machines et de la ventilation se feraient presque oublier. Puis première rencontre avec le Capitaine (que j’ai d’abord pris pour un p’tit vieux grisonnant… Oup’s…) et son humour… euh… de polonais. Bref, il est sympathique (« nice to meet you, welcome et enjoy !! ») et ça c’est une bonne chose : nous avons le droit de monter dans la salle de navigation quand on veut sous réserve de ne pas déranger les officiers dans leur dur labeur.          

 

2ème jour :

Passage du détroit de Gibraltar dans la matinée. La côte marocaine d’un coté, l’Espagne de l’autre et plusieurs dizaines de bateaux aux alentours : cargos de marchandises, pétrolier ou transporteurs, ferry traversant le détroit de part et d’autres. La mer est calme et l’océan est proche. Nous expérimentons un léger tangage de gauche à droite pour la première fois. Dans l’après midi, nous longeons la côte africaine qui apparaît au loin de temps à autre. Première discussion avec un cap’tain qui se montre très affable. Il m’invite dans la cabine de navigation et répond avec patience à la dizaine de questions que je lui pose en m’expliquant (succinctement) comment fonctionnent les radars et autres boutons du tableau de bord.

3ème jour :

Cette fois, c’est les îles Canaries que nous traversons. Nous avons changé d’heure dans la nuit, à deux heures du matin. Le décalage horaire va donc s’assimiler en douceur… Du reste, une agréable routine s’installe, rythmée par les différents repas (8h30 petit déj’, 12h30 déjeuner et 18h30 dîner)  au cours desquels le cap’tain (vraiment très sympathique) nous raconte souvent des anecdotes et se fait un plaisir de répondre à nos multiples questions. Entre temps, nous en profitons pour prendre des dizaines de photos, pour lire, contempler l’océan (ça y est, ça tangue, de gauche à droite et de haut en bas… mais juste ce qu’il faut pour nous bercer au moment de dormir), jouer au ping pong, prendre le soleil sur le pont ou à l’avant du cargo, converser avec un cap’tain toujours aussi aimable et souriant… Je craignais l’ennui mais il n’en est rien (en même temps me direz-vous, ce n’est que le troisième jour)… Les jours se suivent et se ressemblent sans que le temps se fasse long pour autant.                                                                                   

 

[Photos:  Bateau pilote et sortie du port de Valence
Côte espagnole
Cargo sur le détroit de Gibraltar
Lifeboat vu du "bridge" ]

                                                                         

 



Publié à 03:56, le 28/02/2009, dans Seize jours sur un cargo, Mer Méditerranée
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Embarquement sur le CSAV Panamby

 

Nous arrivons au port de Valence le mercredi 12 février en fin d’après midi.

 

Nous stoppons la spacieuse berline de Marín, l’ami du Papa qui nous a amené d’Irun à Valence, à l’entrée du terminal TCV du quai « Muelle del Levante ». Les douaniers sont méfiants mais qu’importe. L’effervescence du port s’étale sous nos yeux quelques peu ébahis : des porte-containers se mêlent aux camions venus chercher leur cargaison et les dockers ressemblent à des fourmis jaunes fluo (gilet fluorescent oblige) à coté des milliers de containers rouges, blancs, verts, bleus entassés sur le port.

 

L’accès au port est fortement réglementé et il est interdit d’y circuler à pied ; une fourgonnette trimballe donc toute personne, dockers et rares passagers, à travers le port. Cette dernière nous dépose juste devant l’escalier mouvant qui mène au bateau.

 

Et voilà le CSAV Panamby qui s’élève devant nous, vert et rouge, surplombé par deux immenses porte-charges fixés sur des rails le long du quai et occupés à charger les containers sur le cargo.

Nous sommes accueillis par des Philippins souriants qui nous portent nos bagages et nous mènent aux cabines. Un ukrainien, le 2ème officier du bateau, prend le relais pour les formalités (passeport et Cie) et les règles d’usage essentielles à bord. Le cargo devrait partir tôt dans la nuit, entre 4h00 du matin et 6h30…

 C’est dans cette tour rectangulaire de huit étages que sont rassemblés tous les lieux de vie du bateau : cabines de l’équipage et des passagers, salle à manger, cuisine, laverie, salle de télévision et « gymnase ». Au dernier étage se trouve la cabine de navigation et son grand tableau de bord parsemés de dizaines de boutons, d’écrans de toutes tailles et de voyants lumineux.

Les commodités sont très correctes. La cabine est relativement grande, aménagée d’un lit, d’un petit canapé fixé, d’un bureau à tiroirs, d’une armoire et d’une salle d’eau avec douche et WC. Les repas sont servis à heures fixes et non variables (8h30 petit déj’, 12h30 déjeuner et 18h30 dîner).

Nous avons également accès à une salle de détente plutôt spacieuse avec fauteuils, canap’, bar vide et télé ainsi qu’à une salle de muscu (en réalité composé d’une batterie de fortune, d’une guitare désaccordé, d’un ampli, d’une table de ping-pong et d’un cardiotraining) et à une piscine pas encore remplie.


L’équipage est composé de philippins (cuisine et maintenance) et d’officiers et d’ingénieurs russes (avec un polonais et un ukrainien). Les philippins sont petits, souriant et parlent un anglais pas toujours facile à comprendre. Les soviétiques sont légèrement froids et surtout déconcertants. Leurs sourires sont distribués avec parcimonie et ils roulent les « r » en anglais. Le clou du spectacle c’est le capitaine, ce petit bonhomme à la bedaine naissante, aux fines lunettes de soleil et à la moustache grisonnante. Son point fort doit être son humour même s’il m’échappe encore pour le moment. Il ne ressemble exactement pas du tout à l’image que je me faisais d’un capitaine d’un cargo et je dois bien avouer que c’est tant mieux.

Nous sommes cinq passagers : moi et Papa, un couple de français qui vont parcourir l’Amérique à vélo et un jeune suisse en année sabbatique.

 

[Photos : Port de Valence depuis le Panamby
Le CSAV Panamby]

 



Publié à 11:40, le 27/02/2009, dans Seize jours sur un cargo, Valence
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Départ anticipé !


Choisir de rejoindre l'Argentine en cargo de marchandises plutôt qu'en avion n'est pas une mince affaire.

Compter trois mois d'échanges de mail avec l'agence qui s'occupe de réserver nos billets de cargo. Et en anglais je vous prie, car of course l'agence est allemande. (Il n'est peut être pas nécessaire de préciser que l'anglais est loin d'être ma langue maternelle, et l'allemand encore moins...)

Réception des billets huit jours avant la date approximative du départ (après un vaccin de la fièvre jaune en urgence pour que l'agence nous envoie enfin les billets de cargo).

Découverte, ô combien surprenante, que la date de départ, toujours approximative of course, est avancée de quatre jours (12 février au lieu du 16).

Et là, c'est le drame...

Après avoir eu au téléphone l'agent du port en charge du cargo, (plusieurs tentatives ont été nécessaires, of course), nous devons nous tenir prêt à partir mardi, soit dans quatre jours (au lieu de huit), mais nous pouvons également partir le mercredi, le jeudi ou encore le vendredi.

Bref, c'est le bordel... et un peu le stress... Peur d'oublier quelque chose, de pas avoir le temps de tout préparer, de pas avoir le temps de s'occuper de tout et de dire au revoir à tout le monde...
Le CSAV Panamby, notre lieu de vie pour les deux prochaines semaines
L'avantage c'est que je n'ai pas le temps d'y penser à cette fameuse traversée de l'Atlantique de deux semaines. Parce que je dois bien avouer qu'à part du pédalos et quelques heures de bateau sur le lac Titicaca (houle plutôt calme), j'ai jamais vraiment pris de bateau...
Et si j'avais le mal de mer ???


[Photos : Le CSAV Panamby, "notre" cargo...]


Publié à 08:08, le 8/02/2009, Bigorre
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